Vanadium — données biologiques et toxicologie
Le vanadium (V, Z=23) est un métal de transition présent en traces dans l'organisme (~0,1 mg au total). Son essentialité chez l'humain n'est pas démontrée (aucune DRV n'existe), mais il a fait l'objet d'études en raison de ses propriétés insulinomimétiques — le vanadate (VO₄³⁻) inhibe les phosphotyrosine phosphatases (PTPases) qui dé-phosphorylent le récepteur de l'insuline, amplifiant la signalisation insulinique.
Des études cliniques préliminaires (Cohen N et al., J Clin Invest 1995, PMID: 7745283 ; Goldfine AB et al., Metabolism 2000) ont montré qu'une supplémentation en vanadyl sulfate (100–125 mg/j, équivalent à ~28–35 mg de vanadium élémentaire) améliorait sensiblement la sensibilité à l'insuline et réduisait la glycémie à jeun dans le diabète de type 2. Cependant, ces effets ont été obtenus à des doses proches ou supérieures à la LSS établie, et les essais étaient de faible effectif et durée courte.
Statut réglementaire — pas de DRV
| Source | Valeur | Statut |
|---|---|---|
| EFSA / ANSES | Aucune DRV établie | Essentialité non démontrée |
| IOM/USA 2001 — UL | 1,8 mg/j de vanadium élémentaire | Basée sur toxicité animale (NOAEL 5 mg/kg/j × 1/100) |
| SCF/EFSA | Non évaluée pour DRV | Seul UL informel disponible |
| Apports alimentaires | ~10–60 µg/j | Très faibles — céréales, champignons, huile |
Sources alimentaires de vanadium
Les apports alimentaires en vanadium sont extrêmement faibles (10–60 µg/j) et bien en dessous des seuils de toxicité. La carence n'a jamais été documentée dans des conditions alimentaires normales.