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Oméga-6 intermédiaires

GLA & DGLA

GLA (18:3n-6) · DGLA (20:3n-6) · Huile d'onagre · Huile de bourrache · PGE1

Le GLA (18:3n-6) et le DGLA (20:3n-6) sont les intermédiaires ω-6 entre l'LA et l'ARA. Le DGLA peut dériver vers des éicosanoïdes de série 1 (PGE1 — anti-inflammatoire, anti-agrégant) plutôt que vers l'ARA — ce qui confère au GLA des propriétés potentiellement anti-inflammatoires. Applications cliniques : PR (données modérées), eczéma (méta-analyse décevante), neuropathie diabétique (données limitées).

Données clés

GLA18:3n-6 — intermédiaire ω-6
DGLA20:3n-6 → PGE1 (anti-inflam.) ou ARA
Source principale GLAHuile de bourrache (24% GLA)
Application principalePR — adjuvant AINS (données modérées)

GLA et DGLA — les ω-6 anti-inflammatoires méconnus

L'acide γ-linolénique (GLA, 18:3n-6) et l'acide dihomo-γ-linolénique (DGLA, 20:3n-6) sont des intermédiaires de la voie métabolique des ω-6 entre le LA et l'ARA. Contrairement à leur réputation de simples précurseurs pro-inflammatoires, ces molécules présentent des propriétés biologiques originales, parfois anti-inflammatoires.

Le GLA (conversion du LA par la Δ6-désaturase) est allongé en DGLA, qui peut être :

  • Converti en ARA par la Δ5-désaturase (voie pro-inflammatoire)
  • Directement oxydé en éicosanoïdes de série 1 (PGE1 — anti-agrégant, vasodilatateur, anti-inflammatoire modéré) et en 15-HETrE (inhibiteur de 5-LOX)

Cette bifurcation métabolique explique l'ambivalence du GLA : en stimulant la production de DGLA (qui dérive vers la PGE1 anti-inflammatoire), il peut exercer des effets anti-inflammatoires — particulièrement lorsque la Δ5-désaturase est partiellement inhibée.

Applications cliniques du GLA

1. Polyarthrite rhumatoïde (PR) — données modérées

Une méta-analyse (Little et al., BMJ 2013) et plusieurs essais randomisés montrent une réduction modérée des symptômes de PR (douleur, raideur matinale) avec huile d'onagre ou huile de bourrache (2–3 g GLA/j) sur 12–24 semaines. L'effet est modeste mais peut permettre de réduire les doses d'AINS.

2. Eczéma atopique — résultats décevants en méta-analyse

Malgré un rationnel biologique séduisant (déficit en Δ6-désaturase postulé dans l'atopie), la méta-analyse Cochrane (Bamford et al., 2013) ne retrouve pas de bénéfice significatif de l'huile d'onagre ou de bourrache dans l'eczéma atopique. L'EFSA a rejeté les allégations de santé associées.

3. Neuropathie diabétique

Des essais ont montré une amélioration des symptômes de neuropathie périphérique diabétique avec GLA 480 mg/j × 12 mois (Jamal & Carmichael 1990 ; Keen et al. 1993) — mécanisme possible : amélioration du flux sanguin endoneural via PGE1.

IndicationForme / SourceDoseCommentaire
PR — adjuvant AINSHuile de bourrache (24% GLA)1–3 g GLA/j (4–12 g d'huile/j)Effets sur 12+ semaines
SPM douleur chroniqueHuile d'onagre (8–10% GLA)3–6 g huile/j (~300–500 mg GLA)Tolérance généralement bonne
Neuropathie diabétiqueGLA 480 mg/j2 g huile de bourrache 24%/jEssais limités — non recommandé en standard

Sources alimentaires et suppléments GLA

Huile de bourrache (Borago officinalis)
~24% GLA (2,4 g/10 mL)
Huile d'onagre (Oenothera biennis)
~8–10% GLA (0,8 g/10 mL)
Huile de chanvre (1 càs)
~2,5% GLA (0,25 g/càs)
Huile de cassis (graines)
~15–20% GLA

Sommaire

Définition & GLA/DGLA Applications cliniques Sources alimentaires

SciensLab Oméga-3

Huile de bourrache 1000 mg (24% GLA) — anti-inflammatoire naturel

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